Concilier individus et sociétés par une nouvelle gouvernance

Au cours de l'histoire humaine se sont succédé différents modèles de gouvernance. Pour simplifier, on peut distinguer trois grandes phases.

La première est celle des gouvernements autocratiques où un individu ou une minorité a le pouvoir : conseil des anciens, empereurs, prêtres, etc. Le problème principal de ce type de structure est que l'individu ne dispose pas d'espace personnel, ce qui est générateur de frustrations et de résistances ou de révoltes. La deuxième phase a vu l'apparition des gouvernements démocratiques. Leur apparition a été un formidable progrès, mais aujourd'hui les insuffisances du système sont évidentes : dans des élections démocratiques, la minorité est vaincue sans pour autant être convaincue ; en conséquence, les individus qui en font partie se sentent exclus et renâclent à suivre les décisions majoritaires. Une troisième phase est apparue très récemment et exige le consensus de tous les membres de la structure concernée. Cette approche généreuse montre déjà ses limites : elle n'est guère adaptée à de grosses structures et elle nécessite de chacun une implication très forte qu'il n'est pas forcément réaliste d'obtenir dans la durée.

Ce mouvement est caractérisé par une volonté de plus en plus forte de l'individu de prendre en main son destin dans ses dimensions personnelles et/ou collectives. Aujourd'hui, dans le monde occidental, la plupart des pays sont en régime démocratique, même si certains ont fait quelques pas dans la direction participative et consensuelle. Mais qu'en est-il des autres systèmes auxquels nous appartenons, famille, associations, entreprises ? Combien fonctionnent encore de manière autocratique ? Même si cette méthode est totalement inadaptée à la complexité et au rythme du monde moderne, elle est presque systématiquement utilisée, faute de disposer d'une alternative crédible.

Pourtant cette alternative existe. Fondée sur la cybernétique et la théorie des systèmes, utilisée dans des entreprises de toutes tailles, considérée comme une structure légale aux Pays-Bas, la sociocratie est une approche qui mobilise l'intelligence collective de tous les membres d'une organisation et assure une prise de décision sans objection garantissant une efficacité optimale. La sociocratie répond largement aux critères d'une bonne gouvernance tels que définis par l'ONU :

  • Elle permet la participation de tous, sans exclusion, en les traitant équitablement ;
  • Elle obtient une approbation unanime de son organisation et de ses décisions ;
  • Elle définit des règles de droit et les suit ;
  • Elle est responsable ;
  • Elle est transparente ;
  • Elle est souple, efficace et efficiente.

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